Ptôsis et blépharochalasis : retrouver un regard fonctionnel et naturel
07 mai 2026
Les affections des paupières sont plus courantes qu'on ne le pense. Parmi elles, le ptôsis et le blépharochalasis sont deux pathologies distinctes qui peuvent affecter le regard, le champ visuel et la qualité de vie au quotidien. En tant que chirurgien spécialisé dans la chirurgie des paupières à La Rochelle, je vous propose de mieux comprendre ces deux affections et les solutions qui existent pour les corriger.
Le ptôsis : quand la paupière supérieure s'affaisse
Le ptôsis désigne l'abaissement anormal de la paupière supérieure. Il peut être léger — quelques millimètres à peine — ou plus important, au point de recouvrir la pupille et de gêner la vision.
Les causes principales
Dans la majorité des cas, le ptôsis est dit aponévrotique : le muscle releveur de la paupière fonctionne correctement, mais son tendon se relâche avec l'âge ou à la suite de traumatismes répétés (port prolongé de lentilles de contact, chirurgie ophtalmologique antérieure). Il existe également des ptôsis congénitaux, présents dès la naissance, et des formes plus rares d'origine neurologique ou musculaire.
Les symptômes à repérer
- Abaissement visible d'une ou des deux paupières supérieures
- Sensation de lourdeur ou de fatigue oculaire en fin de journée
- Tendance à incliner la tête en arrière pour dégager le champ visuel
- Réduction du champ visuel supérieur, gênant la lecture ou la conduite
Bon à savoir : chez l'enfant, un ptôsis non traité peut entraîner une amblyopie (baisse de l'acuité visuelle). Une prise en charge précoce est indispensable.
Le traitement chirurgical
La chirurgie est le seul traitement curatif du ptôsis. Elle est réalisée sous anesthésie locale, en ambulatoire. La technique choisie dépend de la sévérité et de la cause :
- Réinsertion ou plicature de l'aponévrose — technique de référence pour les ptôsis aponévrotiques. La cicatrice se situe dans le pli naturel de la paupière et reste invisible.
- Résection du muscle releveur — indiquée lorsque le muscle est faible mais encore fonctionnel.
- Suspension au muscle frontal — réservée aux ptôsis sévères avec muscle releveur non fonctionnel, notamment dans les formes congénitales.
Le blépharochalasis : un relâchement inflammatoire des paupières
Le blépharochalasis est une affection plus rare, souvent confondue avec le simple excès de peau lié au vieillissement (dermatochalasis). Il se caractérise par des épisodes récurrents d'œdème des paupières supérieures qui aboutissent progressivement à un relâchement et une atrophie de la peau palpébrale.
Quelques différences clés avec le dermatochalasis
| Blépharochalasis | Dermatochalasis | |
|---|---|---|
| Âge de survenue | Souvent avant 20 ans | Après 40–50 ans |
| Mécanisme | Poussées inflammatoires | Vieillissement cutané |
| Aspect de la peau | Fine, atrophique, froissée | Excédentaire, tombante |
Le blépharochalasis peut s'accompagner d'un ptôsis secondaire ou d'une herniation de la glande lacrymale. Un bilan ophtalmologique complet est donc nécessaire avant toute intervention.
Les options de traitement
Pendant les phases actives, un traitement médicamenteux peut limiter l'inflammation. Une fois la maladie stabilisée, la chirurgie est envisagée :
- Blépharoplastie supérieure — excision des tissus excédentaires pour restaurer un aspect naturel et dégager le champ visuel.
- Correction d'un ptôsis associé — réalisée dans le même temps opératoire si nécessaire.
- Repositionnement de la glande lacrymale — si celle-ci est prolabée, pour prévenir la sécheresse oculaire.
Comment se déroule la consultation ?
Lors de la consultation, j'évalue la fonction du muscle releveur, la position de la paupière, la qualité du film lacrymal et l'état de la surface oculaire. Ces éléments sont essentiels pour déterminer la technique chirurgicale la mieux adaptée à votre situation.
Les interventions se déroulent en ambulatoire, sous anesthésie locale. Les suites sont habituellement simples : un léger œdème et des ecchymoses disparaissent en une à deux semaines. La reprise d'une activité normale est généralement possible dans les dix jours.
Prise en charge possible : dans les cas où le ptôsis ou le blépharochalasis entraîne une gêne fonctionnelle documentée, une prise en charge par l'Assurance Maladie peut être demandée. Une entente préalable sera établie lors de la consultation.
Prenez rendez-vous à La Rochelle
Vous constatez un abaissement de votre paupière, une gêne visuelle ou un excès cutané qui modifie votre regard ? Je vous invite à consulter pour un bilan personnalisé.
Dr Régis Patureau Chirurgie des paupières & correction visuelle au laser La Rochelle